الانبثاق والزمان

المؤلفون

  • عباس حمزة جبر, أ.م.د. UNIVERSITÉ WASSET-IRAK ،

DOI:

https://doi.org/10.31185/lark.Vol1.Iss9.898

الملخص

Nous nous assignons¨, à partir de cette étude, deux objectifs principaux. Dans un premier temps, nous allons tenter de clarifier la situation qui consiste à savoir si le fait de penser l’émergence permettrait la constitution d’une notion du temps capable de projeter quelques lumières sur le devenir, sur la continuité de ce qui est ; une  continuité qui allège l’effet néfaste de la  négativité ressentie à travers le cercle interminable de naître-périr. Une telle notion du temps qui est présentée comme salutaire (1), pourrait, en tant que telle, quitter l’image fuyante du simple écoulement, et ce à partir d’un genre de conceptualisation qui s’actualiserait par le biais de l’émergence elle-même en tant qu’autrement être, en tant que signe du devenir, d’un Aufheben qui conserve et abroge. Cette identité de la conservation et de la suppression - attribut propre à tout émergeant - désigne et la négation en tant qu’elle pose, et la suppression en tant qu’elle conserve : « Ce qui est nié ne peut l’être qu’en tant qu’il est déjà en lui-même nié, limité, déterminé, ce qui l’empêche d’être par lui-même, par lui seul » (2). Ainsi peut-on comprendre qu’une entité nouvelle est un « événement », un « suc ou s’accumule tout l’arôme » (3) de l’universel, de la totalité. Cela a l’effet de rendre nécessaire l’examen de la problématique de l’émergence du point de vue de l’idéalisme. Le professeur Vieillard-Baron l’indique très clairement. Selon lui, « Penser le temps est l’inverse de le réduire à une suite de points. Pour penser le temps en effet, il faut, non l’intellect dissociant instrumental, mais la raison qui enracine sa fécondité dans une imagination libre et souveraine » (4). De par ce qu’implique l’image mobile de l’éternité de l’extrêmement singulier ou profondément répétitif en  tout temps, et suivant l’impératif de sauver les phénomènes réclamé depuis Platon, on peut conclure ceci : le surplus qu’impose l’apparition du nouveau rend légitime d’appliquer « la raison au temporel, et de refuser autant qu’il est possible de rejeter les phénomènes dans l’irrationnel ». Dans cette perspective, la rédemption du temps signifie alors que « la totalité du devenir a pour finalité la totalité de l’être » (5). Ailleurs, et à juste titre, Vieillard-Baron affirme que « Platon, Hegel, Heidegger témoignent de l’acuité métaphysique du problème du temps. En ceci, ils sont pour nous un rempart contre l’abolition fallacieuse du temps dans l’instant cartésien ou dans le pointillisme informatique. Penser le temps est l’inverse de le réduire à une suite de points » (6).

 

¨  البحث في الأصل أطروحة مقدمة إلى جامعة بواتييه الفرنسية للحصول على شهادة ما بعد الدكتوراه، سنة 2011.

 

المراجع

منشور

2019-05-26

إصدار

القسم

بحوث متفرقة

كيفية الاقتباس

جبر ع. ح. (2019). الانبثاق والزمان. لارك, 4(3), 1-41. https://doi.org/10.31185/lark.Vol1.Iss9.898